Employé chez Lidi depuis 10 ans, il est licencié pour avoir bu une bouteille d'eau à 20 centimes

Par , il y a 17 heures

Employé chez Lidi depuis 10 ans, il est licencié pour avoir bu une bouteille d'eau à 20 centimes

Imaginez perdre votre gagne-pain après une décennie de bons et loyaux services pour une erreur qui coûte moins cher qu'un timbre-poste.

C'est le cauchemar qu'a vécu un employé de supermarché confronté à une soif intense et un moment d'inattention.

Une simple bouteille d'eau, une journée chargée et un oubli ont conduit à une décision radicale de la direction.

Mais l'enseigne avait-elle le droit d'aller aussi loin pour un préjudice financier aussi dérisoire et prôner la tolérance zéro ?

Découvrez pourquoi un caissier Lidl a été licencié pour une bouteille d'eau à 20 centimes.

Un caissier Lidl licencié

En Bref

  • Une sanction lourde : julian, caissier chez Lidl depuis 10 ans, a été licencié pour faute grave après avoir consommé une bouteille d'eau sans la payer lors d'une forte chaleur.
  • La défense de l'employé : il a plaidé l'oubli et la déshydratation, jugeant la décision disproportionnée par rapport au prix dérisoire de l'article (environ 20 centimes).
  • Le verdict : le tribunal a donné raison à Lidl, validant la politique de « tolérance zéro » de l'enseigne concernant le vol, peu importe la valeur du produit ou l'ancienneté du salarié.

Une journée ordinaire qui vire au cauchemar

Une bouteille d'eau à coté d'un caissier de chez Lidl

L'histoire se déroule à Wincanton, au Royaume-Uni, mais elle résonne auprès de tous les employés de la grande distribution en Europe. Julian Oxborough, un visage familier du magasin Lidl local où il travaillait depuis dix ans, ne s'imaginait pas que le 19 juillet 2024 serait le début de la fin pour sa carrière.

Ce jour-là, la chaleur se fait sentir. En caisse, le rythme est soutenu. Un client arrive avec un pack d'eau, mais l'une des bouteilles, détachée du lot, ne possède pas de code-barres. Procédure classique : le caissier demande au client d'en prendre une autre et garde la bouteille "orpheline" près de lui, à sa caisse. Jusque-là, rien d'anormal. C'est une scène qui se produit des milliers de fois par jour dans les supermarchés.

Cependant, au fil des heures, la soif tiraille Julian. Se sentant déshydraté, il commet alors le geste fatidique : il ouvre cette bouteille invendable, en boit une partie et l'utilise pour diluer le sirop trop sucré de sa propre gourde. Il ne la scanne pas, ne la paie pas sur l'instant. Pour lui, c'est un geste de survie, presque un réflexe.

La découverte et la sanction immédiate

Un homme habillé en tenue Lidl qui se prend la tête entre les mains

Le lendemain matin, le couperet tombe. Le directeur du magasin découvre la bouteille entamée laissée près du poste d'encaissement. Immédiatement, la machine s'emballe. Chez Lidl, comme dans beaucoup d'enseignes de hard-discount, la gestion des stocks est suivie à la loupe.

Le responsable visionne les enregistrements de vidéosurveillance. Le verdict des images est sans appel : on y voit Julian consommer le produit sans passer par la case paiement.

Convoqué par sa direction, l'employé tombe des nues. Il est suspendu le temps d'une enquête interne. Pour sa défense, Julian joue la carte de la sincérité et de la santé. Il explique qu'il souffrait de déshydratation, qu'il était fatigué et stressé. Il admet ne pas se souvenir d'avoir payé la bouteille :

« Je crois que j'ai oublié ou que je ne me souviens pas l'avoir encaissée… », confie-t-il. Il ne nie pas les faits, mais conteste l'intention de voler. Pour lui, perdre son emploi pour un article valant quelques dizaines de centimes est une punition « totalement disproportionnée ».

La justice donne raison à la « Tolérance Zéro »

a brass scale of justice in a dimly lit courtroom

Julian Oxborough décide de ne pas se laisser faire. Convaincu d'être victime d'une injustice, il poursuit son ancien employeur devant le tribunal du travail. Il espère que la justice fera la distinction entre un vol organisé et la consommation ponctuelle d'une bouteille d'eau par un employé assoiffé.

Lors de l'audience, la défense de l'ex-caissier s'effrite face aux arguments pragmatiques de l'enseigne. Un responsable régional de Lidl pointe des incohérences : pourquoi ne pas avoir simplement bu de l'eau du robinet si la soif était si intense ? L'argument de l'oubli peine à convaincre face aux procédures strictes que Julian, avec ses dix ans d'ancienneté, connaissait par cœur.

Le tribunal de Northampton a finalement rendu son verdict, et il est dur pour le salarié : le licenciement est confirmé et jugé valide. Les juges ont estimé que Lidl avait respecté la procédure légale.

Pourquoi une telle sévérité ?

un patron de chez lidl qui parle à ses employés

Pour le grand public, l'affaire peut sembler absurde. Pourquoi gâcher la vie d'un homme pour 20 centimes ? La réponse de Lidl tient en deux mots : Tolérance Zéro.

L'enseigne a déclaré après le verdict : « En tant que distributeur, il est essentiel pour nous de maintenir une politique de tolérance zéro constante à l’égard de la consommation de stocks impayés ».

Dans le secteur de la grande distribution, les marges sont faibles et le "vol interne" (la démarque inconnue causée par les employés) représente un coût colossal chaque année. Pour les enseignes, faire une exception pour une bouteille d'eau, c'est ouvrir la porte à d'autres abus.

Si l'on tolère le vol d'une bouteille d'eau, tolère-t-on celui d'un sandwich ? D'une bouteille de vin ? La justice a ici validé le principe selon lequel le lien de confiance, essentiel dans un contrat de travail, est rompu dès lors qu'il y a appropriation d'un bien de l'entreprise, quelle que soit sa valeur.

Cette histoire sert aujourd'hui d'avertissement brutal : dans le monde du travail, et particulièrement dans le commerce, l'ancienneté ne protège pas contre les écarts de conduite, aussi minimes puissent-ils paraître.

À votre tour...

Et vous, trouvez-vous cette sanction justifiée pour une question de principe, ou pensez-vous que l'ancienneté aurait dû permettre plus de clémence ? ? Donnez votre avis en commentaire. On a hâte de vous lire !

Vous aimez cette astuce ? Recevez les meilleures chaque matin. C'est gratuit.

Partagez cette astuce

Vous aimez cette astuce ? Cliquez ici pour l'enregistrer sur Pinterest ou cliquez ici pour la partager avec vos amis sur Facebook.

Vous utilisez WhatsApp ? Cliquez ici pour recevoir nos meilleures astuces gratuitement.
À découvrir aussi :

La Liste des Produits à Ne Jamais Acheter chez Lidl selon L’UFC-Que Choisir.

Tapis de caisse : avez-vous remarqué ce détail unique chez Lidl ? C'est fait exprès

Les plus lus

pixel