À partir de 2027, il ne sera plus possible de régler avec ce mode de paiement

Par , il y a 18 heures

À partir de 2027, il ne sera plus possible de régler avec ce mode de paiement

C’est une petite révolution qui se prépare dans le silence des bureaux de Bercy, mais qui va faire grand bruit chez les contribuables.

Si vous aviez l'habitude de sortir votre stylo pour régler vos impôts, sachez que cette pratique vit ses derniers instants.

L'administration a tranché : une date butoir est fixée, après laquelle ce mode de paiement historique sera tout bonnement refusé.

Une transition forcée qui ne laisse que peu de temps pour s'adapter à la nouvelle donne numérique imposée par l'État.

Car à partir de 2027, il ne sera plus possible de régler avec ce mode de paiement.

Une image qui explique que c'est fini de payer ses impots par chèque

En Bref

  • Date butoir : les particuliers ne pourront plus payer leurs impôts par chèque à partir de l'été 2027, suite à la fermeture du dernier centre de traitement à Rennes.
  • Alternatives : le paiement se fera principalement par prélèvement, via l'espace en ligne, ou grâce à de nouvelles solutions comme le portefeuille européen Wero.
  • Professionnels : le changement est imminent pour les entreprises qui devront s'adapter dès mars prochain, bien avant les particuliers.

La fin programmée du "Papier" au Trésor Public

une main âgée tenant un stylo au-dessus d'un chéquier ouvert

L’information circulait déjà dans les couloirs de Bercy, mais elle est désormais confirmée : l’été 2027 marquera la fin définitive du paiement des impôts par chèque pour les particuliers. C’est une véritable révolution culturelle que prépare la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

Pour bien comprendre l'ampleur du changement, il faut regarder du côté de la logistique. Le Trésor public est en train de fermer ses usines à gaz. Après la fermeture des centres de traitement de Lille et de Créteil en 2023, c’est le tout dernier bastion, le centre de Rennes, qui baissera le rideau en septembre 2027.

Concrètement, cela signifie qu'il n'y aura plus personne, ni aucune machine, pour lire et encaisser vos chèques. Amélie Verdier, la directrice générale de la DGFiP, a tranché : plutôt que de réinvestir des millions dans une technologie jugée obsolète, l'État préfère couper le cordon.

Pourquoi un tel désamour pour le chèque ?

une pile de vieux dossiers et de chèques poussiéreux dans un bureau administratif vide

Vous vous demandez peut-être pourquoi on nous enlève cette liberté de paiement ? La réponse tient en quelques chiffres, et ils sont vertigineux. L’utilisation du chèque s’effondre, tout simplement.

En l'espace de onze ans, le volume de chèques traités par le fisc a chuté de 75 %. Pour vous donner une idée plus précise, en 2024, le Trésor public a encaissé 39 millions de chèques. En 2025, ce chiffre est tombé à 33 millions. Aujourd'hui, ce petit bout de papier ne représente plus que 4,5 % des paiements reçus par l'administration.

Mais ce n'est pas qu'une histoire de volume. C'est aussi une question de sécurité et de coût. Le chèque est le moyen de paiement le plus fraudé en France (bien plus que la carte bancaire !). Son traitement demande de la main-d'œuvre, du transport, et du temps. À l'heure de l'instantanéité, le chèque fait figure de dinosaure lent et coûteux.

D'ailleurs, saviez-vous que la plupart de nos voisins européens, comme l'Allemagne, ont abandonné le chèque depuis des décennies ? La France fait figure d'exception culturelle, une exception qui coûte cher à la collectivité.

Les entreprises en première ligne

un chef d'entreprise moderne regardant une tablette affichant des graphiques financiers

Si les particuliers ont encore un peu de répit jusqu'à l'été 2027 pour changer leurs habitudes, le calendrier est beaucoup plus serré pour les professionnels. Pour eux, ce n'est pas une autre paire de manches, c'est un sprint !

Dès le mois de mars prochain, les entreprises devront dire adieu au carnet à souches pour leurs règlements fiscaux. Cette mesure, intégrée au budget 2026 (celui-là même adopté via l'article 49.3), vise à moderniser de force les flux financiers des sociétés. L'objectif est clair : fluidifier les rentrées d'argent et sécuriser les transactions professionnelles. Pour un artisan ou une PME habituée à régler ses charges par courrier, la transition va devoir se faire au pas de charge.

Par quoi va-t-on remplacer nos chéquiers ?

un smartphone tenu en main affichant une application de paiement sécurisée avec le logo des finances publiques

Alors, comment ferez-vous en 2027 ? Pas de panique, l'administration ne vous laissera pas sans solution. L'avenir est, sans surprise, numérique.

La voie royale reste le prélèvement automatique (mensuel ou à l'échéance), qui est déjà le mode préféré de la majorité des contribuables. Mais pour ceux qui aiment garder la main sur le moment du paiement, le paiement en ligne via l'espace personnel sur impôts.gouv.fr sera la norme.

Il y a aussi du nouveau : le virement simplifié via PayFip gagne du terrain. Et surtout, Bercy lorgne très sérieusement sur Wero. Si ce nom ne vous dit rien, retenez-le bien. C'est la réponse européenne aux géants américains comme PayPal ou Visa. Ce portefeuille numérique européen, qui se déploie progressivement, pourrait devenir le standard pour régler vos impôts en quelques clics depuis votre smartphone, de manière instantanée et ultra-sécurisée.

La fracture numérique : les oubliés de la réforme

une personne âgée vue de dos, regardant par la fenêtre, avec un ordinateur portable fermé

Cependant, tout n'est pas rose dans ce virage technologique. Cette marche forcée vers le "tout numérique" fait grincer des dents, et à juste titre.

Les syndicats, notamment Solidaires Finances publiques, tirent la sonnette d'alarme. Sandra Demarcq, représentante syndicale, le souligne avec force : "La dématérialisation est adaptée à un public autonome, mais ne peut que pénaliser nos usagers défavorisés, âgés, peu à l’aise avec l'informatique".

Il est vrai que pour une partie de la population, internet reste un monde complexe, voire inaccessible. La fin du chèque, c'est aussi la fin d'une certaine autonomie pour nos aînés qui géraient leurs comptes "à l'ancienne". L'administration devra impérativement proposer des accompagnements solides pour ne pas laisser des millions de contribuables sur le bord de la route fiscale. Il reste encore possible de payer au guichet, mais pour combien de temps ?

À votre tour...

Et vous, êtes-vous prêt à abandonner définitivement votre chéquier ou trouvez-vous que cette transition va trop vite ? Donnez votre avis en commentaire. On a hâte de vous lire !

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