Café, viande, huile… voici les produits qui ont vu leurs prix exploser en 2025 (et ceux qui ont baissé)

Par , le 21 Janvier 2026

Café, viande, huile… voici les produits qui ont vu leurs prix exploser en 2025 (et ceux qui ont baissé)

On nous répète que tout va mieux. Les chiffres officiels sont tombés et l'inflation semble enfin calmée, affichant un petit 0,8 % sur l'année écoulée.

Pourtant, une fois devant les rayons ou au moment de passer en caisse, vous avez sûrement cette impression tenace que le compte n'y est pas.

Pourquoi cette sensation de décalage ? Tout simplement parce que cette moyenne cache des disparités énormes.

Si certains produits nous laissent enfin respirer, d'autres continuent de grimper en flèche, attaquant directement nos petits plaisirs quotidiens.

Voici les produits (café, viande, huile...) qui ont vu leurs prix exploser (ou s'effondrer) en 2025.

En bref

  • Les flambées inévitables : Le café (+17,8%) et le chocolat (+12,3%) subissent des hausses structurelles liées au climat, tandis que le bœuf (+9,7%) pâtit de maladies dans les élevages.
  • Les baisses qui font du bien : L'huile d'olive chute de 10,7% grâce à de meilleures récoltes, accompagnée par la farine et le sucre qui corrigent leurs excès passés (-6%).
  • L'inflation cachée : Attention aux fruits surgelés (+23,8% à cause de l'énergie) et aux sodas (+9,2% à cause des taxes) qui alourdissent discrètement la note.

Le petit-déjeuner : un réveil douloureux pour le porte-monnaie

une tasse de café fumante et un carré de chocolat noir posés sur une table en bois rustique

Commençons par la nouvelle qui fait mal dès le matin. Si vous êtes amateur de café ou de chocolat, vous l'avez senti passer : ces deux produits sont les grands perdants de l'année 2025. Imaginez un peu : le prix du café a bondi de près de 18 % en un an ! Ce n'est pas juste une petite fluctuation, c'est une explosion. Et le chocolat suit la même tendance avec une hausse de plus de 12 %.

Pourquoi une telle flambée alors que le reste semble se calmer ? L'Insee pointe du doigt des problèmes structurels. Ce n'est pas la faute du supermarché du coin, mais bien celle des récoltes mondiales qui souffrent. Entre le climat capricieux et les difficultés de production dans les pays exportateurs, l'offre se raréfie.

Malheureusement, les experts ne sont pas très optimistes pour la suite : ces hausses risquent de s'installer dans la durée. Votre carré de chocolat du soir et votre expresso du matin sont, littéralement, devenus des produits de luxe.

Le rayon boucherie sous tension

un beau morceau de viande de bœuf rouge vif, étiquette de prix visiblement modifiée à la hausse

Du côté des protéines, le constat est en demi-teinte, mais penche clairement vers le rouge pour les amateurs de viande rouge. Si l'inflation globale de la viande reste "raisonnable" (autour de 2,7 %), c'est l'arbre qui cache la forêt. Le bœuf et le veau ont vu leurs étiquettes valser avec une augmentation frôlant les 10 % (+9,7 % pour être précis). Si vous avez prévu un bœuf bourguignon ce week-end, l'addition sera salée.

Cette fois, la cause est sanitaire. Les éleveurs ont dû faire face à la dermatose nodulaire, une maladie qui a touché les cheptels et compliqué la production, surtout sur la fin de l'année. C'est la loi de l'offre et de la demande : moins de bêtes disponibles, des coûts de production en hausse, et c'est le consommateur final qui paie la note.

À l'inverse, les œufs, qui avaient connu des pénuries effrayantes par le passé, s'en sortent avec les honneurs. Malgré des rayons parfois vides et des tensions d'approvisionnement que nous avons tous constatés, leur prix n'a augmenté que de 2,6 %. Une "bonne" surprise relative, compte tenu du contexte.

Les mauvaises surprises : surgelés et boissons

ayon surgelés d'un supermarché, une main hésite à attraper un sachet de fruits rouges surgelés

C'est souvent là qu'on ne l'attend pas que l'inflation frappe le plus fort. Avez-vous jeté un œil au prix de vos framboises ou mangues surgelées ? C'est le record de l'année : +23,8 % !

Ici, ce n'est pas tant le fruit qui coûte cher, mais le froid. Conserver des aliments à très basse température demande énormément d'énergie. La facture d'électricité des industriels a explosé, et elle s'est répercutée directement sur votre sachet de fruits rouges. C'est un signal d'alarme intéressant : cela montre que les coûts de l'énergie continuent de dicter les prix de certains produits transformés.

Autre hausse notable : les boissons non alcoolisées (+9,2 %). Ici, pas de mystère climatique ou énergétique, c'est une décision politique. La "taxe soda" entrée en vigueur cette année a mécaniquement fait gonfler les prix des jus et boissons sucrées. C'est une inflation artificielle, décidée pour notre santé, mais qui pèse lourd sur le ticket final.

Enfin une bouffée d'oxygène : l'huile, la farine et le sucre

une bouteille d'huile d'olive dorée, un paquet de farine ouvert et du sucre en poudre,

Heureusement, tout n'est pas noir en 2025. Il y a même de vraies bonnes nouvelles pour les produits de base, ceux qu'on utilise pour cuisiner au quotidien.

Souvenez-vous du prix de l'huile d'olive ces dernières années... C'était devenu de l'or liquide. Bonne nouvelle : la tendance s'est inversée. Grâce à une météo plus clémente en Espagne et en Italie, les oliviers ont été généreux. Résultat immédiat : une baisse de plus de 10 % des prix en rayon. Profitez-en pour refaire vos stocks !

Même constat pour la pâtisserie maison. La farine et le sucre ont vu leurs prix baisser d'environ 6 %. Après les sommets atteints précédemment, c'est ce que les économistes appellent une "correction". Le marché se détend, et cela se voit. De même, les légumes frais nous offrent un petit répit avec une baisse moyenne de 2,3 %.

Ce qu'il faut retenir : un "nouveau normal"

une personne tenant un long ticket de caisse de supermarché dans les mains

Alors, faut-il crier victoire ? Pas tout à fait. Comme l'explique très bien l'Insee, nous ne revenons pas aux prix d'avant-crise. Nous avons simplement franchi un palier. Les prix se stabilisent, mais à un niveau élevé.

Les baisses actuelles (sucre, huile) sont les bienvenues, mais elles ne compensent pas totalement les années de hausse précédentes. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de consommation où la stabilité globale masque des mouvements violents sur des produits spécifiques.

Faire ses courses en 2025 demande donc plus de vigilance : il faut jongler entre les produits qui redeviennent abordables et ceux, comme le café ou la viande, qu'il va falloir consommer avec plus de modération.

Un image qui montre l'évolution du prix de certains produits en 2025

À votre tour...

Et vous, avez-vous changé vos habitudes au petit-déjeuner ou au rayon boucherie face à ces hausses de prix ? Dites-le-nous en commentaire. On a hâte de vous lire !

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