"60 Millions" lance l'alerte : attention à ce riz populaire, il est bourré de pesticides

Par , il y a 18 heures

"60 Millions" lance l'alerte : attention à ce riz populaire, il est bourré de pesticides

On l'adore tous. Qu'il accompagne un bon petit plat en sauce, qu'il sauve nos dîners de semaine quand le frigo crie famine,...

...ou qu'il se glisse dans nos salades estivales, le riz est l'incontournable de nos placards.

Facile à préparer, économique et apprécié par toute la famille, il a tout pour plaire.

Pourtant, derrière ces petits grains blancs en apparence inoffensifs, se cache parfois une réalité beaucoup moins digeste.

Une récente enquête vient de jeter un pavé dans la mare en analysant ce qui compose réellement nos paquets habituels.

60 millions de consommateurs lance l'alerte sur ce riz populaire bourré de pesticides.

En bref

  • Une pollution invisible : plus d'un tiers des riz vendus en supermarché contiennent des résidus de pesticides, d'arsenic ou de toxines selon une récente enquête.
  • Les mauvais élèves : les basmatis non biologiques importés d'Asie sont les plus contaminés, avec des marques très connues obtenant des notes inquiétantes.
  • Les bons réflexes : pour se protéger, il faut privilégier le bio, varier les origines, et prendre l'habitude de toujours rincer et faire tremper ses grains avant une cuisson à grande eau.

Le riz, ce compagnon de nos repas aux secrets bien gardés

un bol en céramique artisanale rempli de riz blanc fumant posé sur une table

En France, nous ne sommes peut-être pas les plus gros mangeurs de la planète face aux pays asiatiques, mais nous engloutissons tout de même près de six kilos de riz par personne chaque année.

C'est un chiffre conséquent ! Et pour cause, c'est l'aliment réconfortant par excellence, celui qui dépanne et qui s'adapte à toutes les envies. Mais voilà, quand on consomme un produit aussi régulièrement, la moindre petite anomalie dans sa composition peut avoir un effet boule de neige sur notre santé.

C'est exactement ce qui a poussé le célèbre magazine 60 Millions de consommateurs à mettre son nez dans nos rayons. L'objectif était simple : vérifier si notre accompagnement favori était aussi sain qu'il en a l'air.

Les experts ont donc rassemblé une quarantaine de références différentes, piochées un peu partout, des supermarchés classiques aux boutiques spécialisées. Basmati, thaï, grains longs ou encore le fameux riz de Camargue, tout y est passé.

Ils ont cherché à détecter la présence de résidus chimiques, en se basant sur les limites imposées par l'Europe. Le but n'était pas de pointer du doigt pour le plaisir, mais bien de nous informer sur ce que nous mettons réellement dans nos assiettes au quotidien. Et les découvertes soulèvent de vraies questions sur nos habitudes d'achat.

Un bilan qui coupe l'appétit : des résidus en pagaille

Un scientifique en blouse blanche flouté en arrière-plan observant des grains de riz

Accrochez-vous, car les résultats de cette grande investigation ont de quoi surprendre. Sur les quarante paquets analysés par les laboratoires, quinze présentaient des traces de pesticides. Cela représente plus d'un tiers des produits testés ! Au total, les chercheurs ont réussi à identifier neuf molécules chimiques différentes qui se baladaient tranquillement entre les grains.

Mais le problème ne s'arrête pas là. Outre ces fameux pesticides, les analyses ont également mis en évidence la présence d'arsenic inorganique et d'aflatoxines. Ces noms un peu barbares désignent des toxines naturelles ou des métaux lourds qui peuvent s'accumuler dans la plante en fonction de la manière dont elle est cultivée, de la pollution du sol, ou même des conditions d'humidité lors du stockage dans les entrepôts.

Alors, bien sûr, les industriels se défendent en expliquant que les quantités retrouvées ne dépassent pas les seuils légaux fixés par l'Union européenne. Techniquement, ces paquets ont donc tout à fait le droit d'être vendus. Cependant, pour nous, consommateurs, l'idée d'ingérer un cocktail de neuf substances différentes, même à petites doses, n'a rien de rassurant.

Les scientifiques s'inquiètent d'ailleurs de plus en plus des conséquences de ces mélanges sur notre organisme à long terme.

Les mauvais élèves du rayon : qui faut-il laisser en magasin ?

Un rayon de supermarché flou en arrière-plan, une main tenant un paquet de riz

Si vous êtes un amateur de riz basmati classique, il va falloir redoubler de vigilance. L'étude montre très clairement que les versions non biologiques importées d'Inde ou du Pakistan sont les plus touchées par cette pollution chimique.

Pourquoi ? Tout simplement parce que les méthodes agricoles y sont extrêmement intensives. Les cultures subissent des traitements lourds, et les produits chimiques continuent d'être aspergés même après la récolte, pendant le transport en bateau ou lors du stockage pour éviter les invasions d'insectes.

Certaines marques très connues se retrouvent malheureusement en bas du tableau. Le basmati origine Pendjab de chez U, ainsi que les références de Vivien Paille et Ben's Original, ont obtenu la note très moyenne de 8 sur 20. Le Saint Eloi, vendu chez Intermarché, fait à peine mieux avec 9 sur 20. Du côté des grains longs classiques, c'est le riz blanc Pouce de chez Auchan qui ferme la marche avec un petit 6,5 sur 20.

Le plus choquant dans cette histoire, c'est la nature même des produits retrouvés. Les analyses ont détecté du tébuconazole et de la cyperméthrine, des éléments considérés comme potentiellement dangereux pour la reproduction ou cancérigènes.

Pire encore, on y trouve de l'isoprothiolane. Cette substance est totalement interdite d'utilisation pour les agriculteurs européens afin de protéger notre environnement, mais l'Europe autorise tout de même l'importation d'aliments qui en contiennent ! Une absurdité réglementaire qui nous expose directement.

Les pépites à privilégier pour manger l'esprit léger

Un magnifique champ de riz verdoyant en terrasses sous un ciel bleu éclatant

Heureusement, le tableau n'est pas totalement noir et il existe d'excellentes alternatives pour continuer à se régaler sans arrière-pensée. La règle d'or qui ressort de cette vaste étude est assez simple : le label biologique est votre meilleur allié. Les références certifiées bio s'en sortent haut la main, avec des traces de polluants pratiquement inexistantes.

La palme d'or revient d'ailleurs au basmati bio Carrefour Extra, qui décroche un magnifique 18 sur 20, sans aucun résidu détecté. Si vous préférez les saveurs parfumées, les riz thaï blancs bio s'illustrent également brillamment. Les marques Autour du Riz et La Vie Claire, tout comme les versions thaï de Monoprix ou Éco+ (Leclerc), obtiennent de très belles notes tournant autour de 16,5 sur 20.

N'oublions pas non plus nos productions locales. Le riz cultivé en France, notamment en Camargue, est soumis à des règles beaucoup plus strictes et contient donc nettement moins de pesticides. Il faut juste garder en tête que ces variétés françaises, tout comme les grains longs en général, ont tendance à absorber un peu plus d'arsenic naturellement présent dans le sol.

C'est un point à surveiller, mais cela reste une option bien plus saine que les produits lourdement traités chimiquement à l'autre bout du monde.

Mes petites habitudes à changer en cuisine

Des mains rinçant du riz dans une passoire en métal sous l'eau courante d'un évier de cuisine moderne

Au-delà du choix en magasin, la façon dont nous préparons notre repas a un impact énorme sur ce que nous avalons au final. Il existe des gestes très simples, presque des réflexes de grand-mère, qui permettent de nettoyer efficacement nos grains avant de les cuire.

  • La première étape indispensable, c'est le rinçage. Ne zappez jamais cette étape ! Passez votre portion sous l'eau froide à plusieurs reprises jusqu'à ce que l'eau devienne parfaitement claire. Cela permet d'éliminer une bonne partie des impuretés de surface et de l'amidon libre.
  • Encore mieux : si vous avez un peu de temps devant vous, laissez tremper votre riz dans un grand bol d'eau pendant quelques heures. C'est une technique redoutable pour faire baisser drastiquement le taux d'arsenic.
  • Pour la cuisson, oubliez la méthode où toute l'eau est absorbée (la cuisson pilaf), sauf si vous êtes certain de la pureté absolue de votre produit. Préférez une cuisson dans un très grand volume d'eau bouillante, comme vous le feriez pour des pâtes. Une fois cuit, vous égouttez et vous jetez l'eau de cuisson, qui emportera avec elle les derniers résidus indésirables.
  • Enfin, la clé d'une alimentation saine réside dans la diversité. Ne mangez pas toujours la même chose ! Alternez entre le basmati, le thaï, le grain rond, les origines asiatiques ou européennes (l'Italie et l'Espagne sont d'excellents producteurs). En variant les plaisirs, vous limitez les risques liés à une seule source d'approvisionnement.

Attention au riz plein de pesticides

À votre tour...

Et vous, quelle est la marque de riz qui trône actuellement dans vos placards, et comptez-vous changer vos habitudes après ces révélations ? Dites-le-nous en commentaire. On a hâte de vous lire !

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