"Je ne mange pas le soir" : Marie-Thérèse a 978 € de retraite et 90 € de budget courses par mois

Par , il y a 15 heures

"Je ne mange pas le soir" : Marie-Thérèse a 978 € de retraite et 90 € de budget courses par mois
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À 978 € de retraite par mois, chaque euro compte.

Mais pour Marie-Thérèse, une retraitée qui vit dans les Ardennes, les économies ne suffisent plus à joindre les deux bouts.

Une fois ses factures réglées, il lui reste si peu d'argent qu'elle doit prendre une décision déchirante : se priver de dîner.

Son budget alimentaire ? Seulement 90 € pour tout le mois.

Une situation qui fait froid dans le dos, à une époque où remplir son caddie est devenu un véritable casse-tête pour de nombreux Français.

Son témoignage, recueilli par TF1, révèle une réalité inquiétante : après toute une vie de travail, certains retraités n'ont même plus les moyens de manger à leur faim.

une vieille femme pauvre montre une pièce devant une assiette vide

En bref

  • Une retraite de 978 € : Marie-Thérèse ne dispose plus que de 200 € après avoir payé ses charges mensuelles.
  • Seulement 3 € par jour pour manger : avec 90 € de budget courses par mois, elle est contrainte de supprimer le repas du soir.
  • Une précarité qui touche particulièrement les femmes : petites pensions, dépenses incompressibles et difficultés alimentaires fragilisent de nombreuses retraitées.

Avec 978 € de retraite, Marie-Thérèse doit compter chaque centime

Retraitée avec 978 € de pension, Marie-Thérèse compte ses pièces pour payer ses courses.

Imaginez devoir faire tenir toutes vos dépenses alimentaires dans une enveloppe de 90 € par mois.

C'est le quotidien de Marie-Thérèse Mercier, une retraitée des Ardennes dont le témoignage a été diffusé dans un reportage du journal télévisé de TF1.

Chaque mois, elle perçoit une pension de 978 €. Une somme qui peut sembler suffisante pour vivre modestement, mais qui fond rapidement lorsque les factures arrivent.

Logement, énergie, assurances et autres dépenses obligatoires : une fois ses charges payées, il ne lui reste que 200 € pour terminer le mois.

Sur cette somme, elle réserve 90 € à ses courses alimentaires.

Autrement dit, Marie-Thérèse doit se nourrir avec environ 3 € par jour.

Avec un budget aussi serré, impossible de remplir son panier sans calculer.

Chaque produit acheté représente une dépense qu'elle ne pourra pas consacrer à autre chose.

Et lorsque les prix augmentent, même de quelques centimes, son équilibre financier devient encore plus fragile.

« Je ne mange pas le soir » : une phrase qui en dit long sur sa détresse

Une retraitée aux faibles revenus reste seule devant son assiette presque vide le soir.

Dans les rayons du supermarché, Marie-Thérèse n'a pas vraiment le luxe de choisir ce qui lui fait plaisir.

Elle recherche avant tout les produits les moins chers.

Mais malgré cette vigilance, ses ressources ne lui permettent pas de manger normalement.

Au micro de TF1, elle fait cet aveu bouleversant :

« Je ne mange pas le soir, car je n'ai pas assez d'argent. »

Derrière cette phrase se cache une réalité que beaucoup de personnes ont du mal à imaginer.

C'est une privation imposée par le manque d'argent.

À un âge où une alimentation équilibrée reste essentielle pour préserver sa santé, devoir supprimer un repas faute de moyens est particulièrement préoccupant.

Et le plus difficile, c'est que cette situation ne disparaît pas avec la fin du mois. Lorsque la pension suivante arrive, le même cycle recommence.

Tous les matins, elle vérifie ses comptes bancaires

Une retraitée vérifie ses comptes bancaires et ses factures devant son café du matin.

Pour Marie-Thérèse, les problèmes d'argent occupent aussi une place importante dans ses pensées.

Chaque matin, après s'être préparé un café, elle consulte ses comptes.

Ce geste est devenu un rituel indispensable pour savoir exactement combien elle peut encore dépenser.

Car avec une marge financière aussi réduite, le moindre imprévu peut tout déséquilibrer.

Une facture plus élevée que prévu, un appareil électroménager qui tombe en panne ou une dépense de santé peuvent rapidement devenir une source d'angoisse.

Cette inquiétude permanente illustre une autre facette des petites retraites : la charge mentale que représente le fait de devoir tout calculer, jour après jour.

Les femmes retraitées particulièrement touchées par les petites pensions

Trois femmes retraitées examinent un ticket de caisse au marché face à la hausse des prix.

Le cas de Marie-Thérèse est loin d'être isolé.

Selon les chiffres évoqués dans le reportage, près de six millions de personnes perçoivent une pension inférieure à 1 000 € brut par mois.

Parmi elles, environ trois sur quatre sont des femmes.

Comment expliquer une telle différence ?

Des carrières interrompues pour élever les enfants, des emplois à temps partiel ou encore des rémunérations plus faibles ont des conséquences durables sur le montant des pensions.

À la retraite, ces inégalités accumulées pendant la vie professionnelle peuvent se traduire par de sérieuses difficultés financières.

Et lorsque l'on vit seul, sans deuxième revenu pour partager les dépenses, la situation devient encore plus délicate.

Un potager, des voisins solidaires : les solutions pour tenir

Deux retraitées échangent des fruits et légumes du potager pour réduire leur budget alimentaire.

Face à ces difficultés, certaines retraitées trouvent un peu de réconfort dans l'entraide.

C'est notamment le cas de Colette Henri, ancienne agricultrice qui perçoit 800 € par mois.

Elle possède un avantage précieux : un potager qui lui permet de cultiver une partie de ses légumes.

En préparant des soupes qu'elle conserve au congélateur, elle peut profiter de ses récoltes pendant plusieurs mois.

De son côté, Thérèse Thomas, une ancienne épicière, bénéficie de la générosité de ses proches, qui lui apportent des fruits et des légumes.

Ces gestes simples peuvent faire une véritable différence lorsque le budget est limité.

Mais tout le monde ne dispose pas d'un jardin ou d'un entourage capable d'apporter cette aide.

Et personne ne devrait être obligé de renoncer à un repas pour réussir à payer ses factures.

Le témoignage de Marie-Thérèse rappelle ainsi une réalité essentielle.

Derrière les montants des pensions et les statistiques, il y a des personnes qui doivent chaque jour choisir entre des besoins pourtant indispensables.

À votre tour...

Et vous, vous est-il déjà arrivé de vous priver de repas pour faire des économies ? Dites-le-nous en commentaire. On a hâte de vous lire !

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