Ils quittent le restaurant sans payer 120 euros : le patron publie leurs visages, ils règlent l'addition dès le lendemain

Par , il y a 20 heures

Ils quittent le restaurant sans payer 120 euros : le patron publie leurs visages, ils règlent l'addition dès le lendemain

Vous imaginez terminer votre service et découvrir qu’une table entière est partie sans régler son addition ?

C’est exactement la mauvaise surprise qu’a vécue le patron d’un restaurant de Dunkerque au mois d’août.

Sur la table, aucun paiement, mais une note de 120 euros qui, elle, était bien réelle.

Agacé par la situation, le restaurateur a alors décidé d’employer une méthode pour le moins radicale.

Il a publié sur Facebook les images des clients concernés afin de tenter de les retrouver.

Et l’histoire a connu un dénouement particulièrement rapide puisque, dès le lendemain, l’addition était réglée.

une table de restaurant en gros plan avec une personne qui mange et des verres de vin

En bref

  • Des clients ont quitté un restaurant de Dunkerque en laissant derrière eux une addition de 120 euros.
  • Le patron a diffusé leurs visages sur Facebook pour essayer de les identifier.
  • Les personnes concernées ont repris contact dès le lendemain et payé la somme due.

Une addition de 120 euros reste impayée

Table de restaurant avec assiettes vides, addition de 120 euros et patron inquiet en arrière-plan.

Tout commence le samedi 15 août 2026 au Grand Morien, un restaurant situé à Dunkerque, dans le Nord.

Après avoir mangé dans l’établissement, plusieurs clients quittent les lieux. Mais au moment de faire les comptes, une mauvaise surprise attend l’équipe : leur addition, d’un montant de 120 euros, n’a pas été réglée.

Pour un restaurateur, ce genre de situation est particulièrement frustrant. Derrière une simple addition se trouvent des produits achetés, des plats préparés et des salariés qui ont travaillé pour servir la table.

Le patron du Grand Morien décide donc de ne pas laisser passer l’affaire. Il publie sur la page Facebook de son établissement des images montrant les personnes qu’il cherche à retrouver. L'information, rapportée notamment par Le Parisien, se diffuse rapidement.

Il publie leurs visages sur Facebook… et tout change

Restaurateur devant un ordinateur affichant des visages floutés publiés sur un réseau social.

La méthode peut surprendre, mais elle produit rapidement un résultat.

Les images circulent et les clients concernés finissent par prendre contact avec le restaurant. Dès le lendemain, ils règlent les 120 euros manquants.

Finalement, l’établissement explique qu’il ne s’agissait pas d’une volonté délibérée de partir sans payer, mais d’un quiproquo au moment du règlement.

Le restaurant considère alors l'incident comme clos.

Le gérant reconnaît de son côté avoir réagi sous le coup de la colère. Il explique également que ce type d’impayé peut avoir des conséquences très concrètes sur le fonctionnement d’un établissement et sur le fond de caisse du personnel.

Une histoire qui montre à quel point quelques minutes d’inattention peuvent rapidement prendre des proportions inattendues.

Peut-on publier le visage de clients sur Internet ?

Smartphone montrant des visages pixelisés près d’une balance de justice et d’un formulaire de consentement.

Même si l’affaire s’est terminée sans conflit, la méthode employée soulève forcément une autre question : peut-on publier librement le visage d’une personne sur les réseaux sociaux ?

La réponse mérite d’être nuancée. La CNIL rappelle que le droit à l’image s’applique également sur Internet et qu’une personne peut, selon les circonstances, s’opposer à l’utilisation de son image sans son autorisation.

L’article 226-1 du Code pénal prévoit par ailleurs jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour certaines atteintes volontaires à l’intimité de la vie privée, notamment lorsqu’est fixée, enregistrée ou transmise sans consentement l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé.

Son application dépend donc des circonstances précises.

Dans le cas du Grand Morien, aucune longue bataille n’a finalement été nécessaire. Une publication, quelques heures et un remboursement auront suffi pour transformer une addition oubliée de 120 euros en une histoire qui aura largement dépassé les portes du restaurant.

À votre tour...

Et vous, auriez-vous oublié le visage des mauvais payeurs sur les réseaux sociaux ? Donnez votre avis en commentaire. On a hâte de vous lire !

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