Pourquoi est-ce dangereux de retenir vos pets en avion ? Les médecins tirent la sonnette d'alarme

Par , le 30 Janvier 2026

Pourquoi est-ce dangereux de retenir vos pets en avion ? Les médecins tirent la sonnette d'alarme

L’embarquement est terminé, la ceinture est bouclée, et alors que l’avion entame son ascension, vous sentez cette sensation familière et désagréable s’installer.

Votre ventre se tend, une pression sourde s’accumule, et vous vous retrouvez face à un dilemme cornélien : la douleur silencieuse ou la honte publique.

C’est le grand non-dit du transport aérien.

Pourtant, au-delà de la gêne sociale, lutter contre sa propre physiologie à 10 000 mètres d’altitude n’est pas un acte anodin...

Découvrez pourquoi il est dangereux de retenir ses pets en avion selon les médecins.

infographie sur les dangers de retenir ses pets en avion

EN BREF

  • Une étude du New Zealand Medical Journal confirme que la pression en cabine augmente le volume des gaz intestinaux de manière significative.
  • Se retenir par politesse entraîne des risques réels : brûlures d'estomac, stress cardiaque et douleurs abdominales intenses.
  • Les experts recommandent de privilégier les sièges en tissu et d'adapter son alimentation 24h avant le départ pour limiter les dégâts.

Quand la physique se retourne contre vos intestins

Un passager dans un avion regardant par le hublot avec une expression de léger inconfort

Les spécialistes de la santé digestive rappellent une loi physique incontournable : la loi de Boyle-Mariotte. Pour faire simple, elle stipule que lorsque la pression diminue, le volume d'un gaz augmente. C'est exactement ce qui se passe dans votre corps au décollage.

Même si la cabine est pressurisée, elle l'est à un niveau équivalent à une altitude de 2 000 à 2 500 mètres. À cette hauteur, le gaz présent naturellement dans vos intestins se dilate d'environ 30 %. Imaginez un ballon de baudruche qui gonfle soudainement à l'intérieur de votre abdomen.

Ce phénomène porte même un nom scientifique : l'HAFE (High Altitude Flatus Expulsion). Ce n'est pas votre digestion qui change, c'est l'environnement qui force votre corps à réagir. Le besoin d'évacuer n'est donc pas un manque de savoir-vivre, c'est une réponse mécanique à la dépressurisation.

Pourquoi se retenir est dangereux pour votre santé

une silhouette humaine assise dans un siège d'avion, avec une zone rougeoyante légère

C'est ici que l'étude marquante du Pr Jacob Rosenberg et du Dr Jakob Burchart, publiée dans le prestigieux New Zealand Medical Journal, vient bousculer nos certitudes. Se retenir n'est pas seulement inconfortable, c'est médicalement néfaste.

Lorsque vous bloquez volontairement l'évacuation des gaz, vous ne faites pas que repousser l'échéance. Vous créez une distension des parois intestinales. Les conséquences ? Des douleurs aiguës, bien sûr, mais aussi des symptômes plus insidieux comme la dyspepsie (une indigestion fonctionnelle) et le pyrosis (des brûlures d'estomac remontant vers l'œsophage).

Plus surprenant encore, l'effort de retenue génère un stress physique et mental considérable. La concentration nécessaire pour "tout verrouiller" augmente votre rythme cardiaque et votre tension artérielle. Les gastroentérologues sont unanimes : en voulant épargner le nez de votre voisin, vous agressez votre propre système digestif. Même le personnel navigant n'est pas épargné, puisque 62 % d'entre eux admettent souffrir de ces ballonnements chroniques en vol.

La stratégie du siège : Tissu vs Cuir

gros plan artistique sur la texture d'un siège d'avion en tissu gris texturé

Si vous devez retenir une seule astuce technique de cet article, c'est celle-ci : le choix de votre siège est votre première ligne de défense. Les chercheurs danois ont mis en lumière un détail fascinant sur l'absorption des odeurs.

Le cuir (ou le simili-cuir), souvent associé à la première classe ou aux compagnies premium, est en réalité votre pire ennemi dans cette situation. Il est imperméable et n'absorbe rien. Résultat ? Les gaz s'échappent librement vers... vos voisins. À l'inverse, les sièges en tissu des classes économiques agissent comme un filtre passif, absorbant jusqu'à 50 % des odeurs. Paradoxalement, pour la paix sociale, mieux vaut voyager en classe éco !

Les médecins vont même plus loin en suggérant l'utilisation de sous-vêtements ou de coussins contenant du charbon actif. Ce matériau est capable de neutraliser chimiquement les odeurs, vous permettant de soulager votre pression interne en toute discrétion.

Ce que vous devez manger (et bannir) avant le vol

Un verre d'eau plate, quelques amandes, et une tranche de fruit frais

La bataille contre le ballonnement se gagne 24 heures avant le décollage. Votre mission est de limiter l'apport en FODMAPs, ces sucres fermentescibles qui produisent du gaz.

La liste noire du voyageur :

  • Les boissons gazeuses : c'est du gaz pur que vous ingérez. En altitude, c'est une bombe à retardement.
  • Les crucifères : brocolis, choux-fleurs, choux de Bruxelles. Ils sont excellents pour la santé au sol, mais redoutables en l'air.
  • Les chewing-gums : en mâchant, vous avalez de l'air (aérophagie) qui devra ressortir d'une manière ou d'une autre.
  • Les produits riches en fibres insolubles : comme certaines légumineuses ou le pain complet en excès juste avant le vol.

Privilégiez plutôt des protéines maigres (poulet, poisson), du riz, des bananes ou des agrumes. Et surtout, hydratez-vous à l'eau plate. Un système digestif bien hydraté gère mieux les variations de pression. Enfin, n'oubliez pas le mouvement : marcher dans l'allée toutes les heures aide le transit à se faire naturellement, évitant la stagnation des gaz.

Le mot de la fin : lâchez prise

Il est temps de normaliser cette fonction biologique. L'avion est un environnement hostile pour notre corps ; il est inutile d'y ajouter une contrainte sociale impossible à tenir.

Si vous sentez la pression monter, dirigez-vous vers les toilettes, ou profitez du bruit des réacteurs pour vous soulager discrètement. Votre corps vous remerciera, et honnêtement, avec le recyclage de l'air en cabine qui renouvelle l'atmosphère toutes les 2 à 3 minutes, l'incident sera vite oublié.

Une image qui explique qu'il est dangereux de se retenir de péter en avion

À votre tour...

Et vous, avez-vous déjà ressenti cette gêne terrible en avion, ou avez-vous une astuce infaillible pour gérer ce petit désagrément ? Dites-le-nous en commentaire. On a hâte de vous lire !

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